Une journée en mer avec Fabrice Amedeo

. Vendredi 26 Juillet, 17h .

Très en retard sur la publication d’articles (l’hiver m’aidera surement, pour le moment il faut profiter de l’été et des séances qui s’enchaînent!), je prends malgré tout le temps de poser cette histoire un peu folle dans une section que j’avais créé il y a longtemps pour ce genre de partage un peu plus perso, un peu moins photos…. quoi-que…

Dimanche dernier, lors d’un repas estival entre amis, nous avons abordé le sujet toujours un peu épineux des réseaux sociaux… Chacun y va de son analyse, de son ressenti: « moi j’en ai marre, il n’y a que de la pub, ce n’est plus intéressant », « moi j’aime bien y faire mon tour tous les jours, en scrollant rapidement, sans vraiment m’y attarder », « oh si, moi j’y vais toujours, c’est sympa les partages », « moi j’y suis clairement accroc, j’ai vécu tellement de trucs supers à tous niveaux grâce à ces réseaux… »

Devinez de quelle phrase suis-je l’auteur? 😉

Lundi midi en sortant déjeuner, je jette un coup d’œil rapide sur mon téléphone et je vois un de ces messages « messenger » qui s’affiche différemment des autres… en noir, comme-ci c’était une mauvaise nouvelle à venir… Je n’affectionne pas trop ces messages, j’avoue, ils m’évoquent plus de mauvais souvenirs que de bons…
En fait, c’est juste que la personne qui m’écrit ne fait pas partie de mes contacts et je suis notifiée différemment. Curieuse, j’ouvre le message et là… un stop immédiat sur le parking de mon travail (la photo est une activité secondaire), mon cerveau s’emballe, je sens que je ne suis pas encore au top niveau dans la gestion des émotions parce-que tout s’est emmêlé et je ne savais plus par où prendre la suite de la journée….
Quoiiiii???? Moi qui ne joue jamais à rien et qui par logique implacable, ne gagne absolument jamais rien… j’ai gagné de réaliser « un rêve »!
C’est juste dingue!

« Céliiiiineeeee! On a gagné!!! » Je crois que j’ai essayé de l’appeler 3 fois, je l’ai bombardé de SMS… l’urgence absolue étant de poser un jour de congé pour ce fameux 29 juillet!

Oui, en fait, j’ai participé il y a quelques temps à un concours sur la page Facebook « Simmons » pour gagner une journée en mer avec Fabrice Amedeo, sur son IMOCA!

Evidemment, le genre de concours où la seule certitude que tu as, c’est celle de participer! Et tu sais aussi malgré tout que tu ne gagneras pas, parce-que ce n’est pas trop inscrit dans ta ligne de vie d’être chanceuse aux jeux… 😄

Pour valider la participation, il fallait mentionner quelqu’un avec qui on aimerait partager cette journée si on gagnait, j’ai réfléchi un instant et j’ai taggué mon amie Céline, amatrice de sensations fortes et d’océan.

Ce lundi midi, je ne sais même plus si j’ai réussi à manger… j’ai dû envoyer 5 messages aux organisateurs pour les remercier, j’ai sauté sur ma responsable en arrivant au labo pour savoir si je pouvais poser ma journée et lorsque les « oui » ont résonné de partout et que la journée en mer devenait une certitude après avoir été un hypothétique « rêve », j’ai commencé a lâcher la pression et à réaliser que…. quoi? Moi, Christelle, j’allais enfin faire ma « découverte de la voile » et alors…quelle découverte!
Quelques pensées négatives un peu polluantes sont venues m’envahir un instant: « mais pourquoi moi? je ne suis pas navigatrice, la honte, absolument pas méritante pour ce cadeau, je vais être totalement ridicule! »

Pensées chassées immédiatement par des choses plus positives du genre: « mais c’est absolument génial et tellement inespéré, une chance de fou que de découvrir la voile de cette manière, je vais rencontrer un skipper pro dont j’ai adoré suivre le parcours depuis ses prépas pour la Route du Rhum l’an passé et j’en passe… Juste: Waouhhhhhhhh!!!! Ce même « Waouhhh » qui résonne non-stop depuis lundi midi! En fait, je n’y crois pas encore vraiment…

La réalité c’est que malgré une passion débordante pour l’océan, je ne suis pas du tout familière avec le monde de la voile.

Ma seule escapade sur un beau voilier (de 36 pieds quand-même) était entre Groix et Lorient en mars dernier… un souvenir impérissable tellement j’ai adoré partager ce moment avec la personne qui me l’a fait vivre mais… sans vent… ce n’est pas franchement pareil, même si ça permet de rentrer en plus de 2h en buvant l’apéro au couché de soleil sans être trop secoué! 😉

Premiers pas sur un voilier . Retour de Groix . Couché de soleil sur l’IMOCA de Jérémy Beyou . Mars 2019

La voile a quelque-chose qui me plait et qui m’inspire. J’ai une profonde admiration pour ces marins qui effectuent des prouesses énormes, tant au niveau physique que mental pour vivre leurs courses car rien est simple lorsqu’il faut rester de quelques semaines à plusieurs mois sur un bateau, en plein océan, parfois déchaîné, souvent en solitaire. Je suis juste, simplement, totalement fascinée.

J’ai toujours aimé suivre le « Vendée Globe », pour les raisons que je viens de mentionner mais pas que… car en plus de m’enivrer de belles images de magnifiques voiliers perdus sur l’immensité de l’océan, j’aime les émotions fortes que procurent ces courses… Je peux rester une demie journée devant un écran télé (les seules fois où elle est allumée d’ailleurs….) à regarder leur départ et leur arrivée et restée scotchée aux images avec des larmes d’émotions totalement indissimulables…

Pourquoi? Je ne sais pas vraiment l’expliquer… Un truc d’émotive/admirative surement! Admirative…oui c’est le mot juste. Jamais je n’aurai le courage et la force pour faire ce qu’ils font et ça me rend dingue ce truc! Et puis on est dans le vrai… et ceux qui me connaissent savent à quel point c’est important pour moi de croiser la route de gens « vrais ».

J’imagine tout ce qui peut se passer dans leur tête dans ces moments « charnières », un départ tant attendu mais peut-être angoissant, la promesse de moments extrêmement forts (bons comme mauvais), les aurevoirs avec les proches puis les retrouvailles souvent chargées en émotions, la performance et la compétition qu’ils se livrent à eux-même dans des états d’esprit que j’imagine extrêmement sains… Je ne sais pas, ça me prend aux tripes, c’est comme ça.
Ce n’est pas la compétition en elle-même qui me plait ni la performance technique bien-qu’elle soit centrale (je n’y connais franchement pas les détails!) mais bel et bien l’exploit mental et physique parce-qu’on le sait tous, l’élément essentiel du plateau de jeu est imprévisible et c’est lui qui décide… Dans ce genre de courses, pour moi, le dernier arrivé est tout aussi gagnant et méritant que le premier car dès lors qu’on participe à ce type d’événement, on est déjà un grand marin avec un mental de guerrier!

Octobre 2018 . En balade à la Trinité-Sur-Mer

Fabrice et son IMOCA, je l’avoue, sont une découverte récente.
Vivant dans le Morbihan, non loin de Vannes, j’ai mes « p’tits spots balade favoris » et parmi eux, le port de la Trinité-sur-Mer et le sentier côtier qui poursuit vers l’océan (j’avoue, j’aime aussi « Le camion » de crêpes souvent présent sur le port…!).
En octobre dernier, lors de vacances salvatrices, je suis allée manger une crêpe sur le port et j’en ai profité pour faire la promenade qui nous mène aux bateaux de courses. Devant la pancarte mentionnant le bateau de Fabrice, je me suis arrêtée et me suis souvenue de sa participation au dernier Vendée Globe.
L’équipe était d’ailleurs en train de travailler sur le bateau, je me suis posée à regarder leurs allées/venues et j’ai pensé à ce qu’il allait bientôt vivre en prenant le départ de la Route du Rhum.
A partir de ce moment là, je l’ai suivi sur les réseaux sociaux et j’ai été attentive à son aventure « musclée » lors de cette course « ascenseur émotionnel » aux multiples avaries. Jusqu’au bout, je suis restée captivée et j’ai adoré cette période automnale voileuse!

Route du Rhum 2018 . Entre le départ et la première arrivée

Alors voilà comment on se retrouve à participer à un concours de ce type et à en être la gagnante grâce à un second tirage au sort. Désolée pour Damien qui n’a pas pu se rendre disponible.

Après une année 2018 un peu compliquée, j’avais élu le slogan de Mathou (Crayon d’humeur) comme slogan favori pour 2019:

« En 2019, tout est possible! »

Pour le moment, ça colle assez bien à la réalité tout en sachant que mon autre ambition était de mettre au centre de ma vie le mot « partage », je crois qu’on est pas mal là!

J-3 avant cette belle journée dont la météo reste bien incertaine pour le moment…d’ici là, je vais réviser un peu et me mettre en condition pour aborder ce merveilleux cadeau de la meilleure manière qui soit et en être à la hauteur, matériel photo en bandoulière évidemment! (ça, c’est un peu risqué quand-même….)

Merci à Fabrice pour les quelques échanges ultra-positifs que nous avons eu depuis lundi. Lorsque les passions animent, le partage a des chances d’être inoubliable. Merci également à l’équipe de « Simmons » qui me permet d’accéder à ce rêve que je croyais inaccessible…

On se retrouvera d’ici quelques temps pour le récit de la journée et quelques vraies photos qui viendront boucler la boucle du rêve réalisé. Vais-je me découvrir une nouvelle passion marine?
En tous les cas, il est possible que les trèfles à quatre feuilles portent bonheur… 🙂
A suivre….


. Lundi 29 Juillet, 10h40 .

Le J-3 de vendredi est caduque! Une mise à jour s’impose…

En effet, à cette heure-ci nous aurions dû être en mer avec Fabrice, malheureusement, la météo en a décidé autrement. Coup de vent sur la Bretagne et le rêve s’envole…. jusqu’à nouvel ordre. On va croiser les doigts pour essayer de réunir tous les paramètres nécessaires à la réalisation de cette journée et on va continuer à croire que la légende des trèfles à quatre feuilles existe vraiment! 😉

Malgré la lourde déception hier (l’avis de dépression est passé jusqu’à Sulniac!), j’ai pu me rendre compte une énième fois de la gentillesse et de la bienveillance de ce monsieur et ça… c’est carrément chouette parce-que ces personnes se font parfois trop rares, dans un monde où tout va trop vite et où certaines belles valeurs sont devenues totalement obsolètes…

En me baladant sur sa page Facebook hier pour me remémorer sa Route du Rhum, j’ai retrouvé certains de mes commentaires de l’époque… à ce moment là c’était moi qui essayais de l’encourager à garder confiance! Les rôles se sont inversés hier, la vie est vraiment pleine de surprises!

Je reviendrai peut-être un jour compléter cet article…reste à savoir quand?! En attendant, une journée de congé pour se reposer, c’est bien aussi… 🙂


. Samedi 17 Août . J-13!

Une nouvelle date a été définie! Avec tout ce qu’il vente et qu’il pleut en ce mois d’août, avec un peu chance on retrouvera l’été calme pour le 30 août prochain! Qui sait, même si je n’ose plus y croire, le rêve prendra peut-être enfin vie?

Maintenant que j’ai pu visiter le bateau et rencontrer son skipper (oui! le lundi noir n’a pas été complètement perdu! une superbe rencontre qui restera gravée! Ventée mais gravée! 😀 ), il me tarde vraiment de découvrir les sensations que l’on peut avoir en mer à bord de ce type d’engin flottant. C’est vrai que telle une enfant qui attend le père Noël, je suis d’une impatience indescriptible… Mes vacances commenceront par cette journée, je l’espère vraiment inoubliable, remplie d’émotions fortes, de déconnexion et de partage. J’ai bien l’intention d’immortaliser tout ça (avec le vrai matos photo, pas un téléphone comme tout ce qu’il y a dans cet article!) et de sublimer cet instant qui ne repassera surement pas.

Une belle rencontre, ventée mais d’une simplicité déconcertante! Joie dans mon coeur!

Hier soir j’ai regardé « Comme un seul homme », le film sur le premier Vendée Globe d’Eric Bellion…. autant vous dire que l’émotive qui ne manque pas d’admiration pour ces hommes hors du commun, capables de surmonter tant de doutes et de peurs dans des conditions parfois extrêmes, n’a pas lésiné sur les mouchoirs… (et puis la photo de l’affiche est tellement… percutante!).

Enfin ça, c’est juste pour dire que je suis encore plus…. admirative et impatiente! (au cas où vous ne l’auriez pas encore ressenti! 😀 )

Alors tout le monde croise les doigts pour un beau soleil et un tout petit vent pour le 30 août prochain, d’accord? Merciiiii

A suivre…


. Dimanche 25 Août . J-5!

Je commence à y croire! La météo semble vouloir être de notre côté cette fois même si pour le coup, le vent risque de faire faux bond… il a peut-être été vexé que je lui en veuille un peu la dernière fois? 😉


. Dimanche 22 Septembre . J+23

Incroyable! La journée en mer a pu avoir lieu comme prévu le vendredi 30 août dernier!

Quelle attente, quel suspens, quel yoyo émotionnel! Je n’ai pas d’autres mots, ce mois d’août a été dingue pour l’émotive que je suis, il était temps que ça arrive! Malgré la promesse de Fabrice quant à la réalisation cette journée, j’étais beaucoup moins sure de pouvoir réunir toutes les conditions nécessaires à l’aboutissement de ce rêve. Au final, la seule journée que je pouvais prendre était ce fameux vendredi et par chance pour moi, ça collait avec les journées d’entrainement de Fabrice.

La date enfin bloquée, le jour de congé à nouveau posé, il n’y avait plus qu’à attendre et se détendre! J’en ai passé du temps à zieuter la météo marine, à regarder la vitesse du vent (j’suis devenue incollable dans la conversion nd vs km/h), à me dire: « ok, cool, déstresse cocotte, ça devrait être bon cette fois », puis me dire dès le lendemain « non mais je rêve, cette fois il n’y aura pas du tout de vent, comment on va faire, ça va être encore annulé… ».

La dernière semaine, il était temps d’y croire enfin… Y croire? Impossible… mon cerveau ne voulait plus… la déception de la première annulation avait été trop grande et j’étais persuadée que si ce n’était pas là, ça serai jamais (les planning des uns et des autres…), je crois que c’est d’ailleurs ça qui m’a rendu un peu dingue en fait: A 40 ans j’étais comme une enfant a qui on a dit qu’il allait recevoir un des cadeaux qu’il attend le plus à Noël (alors qu’avant il n’avait jamais imaginer l’avoir…!) et qui a la crainte qu’on lui dise qu’en fait elle ne l’aura jamais…

Le jeudi matin (la veille donc!), je reçois un message de Fabrice: « Hello Christelle, Demain RDV 9h au bateau, notre entrainement est annulé: on fera la sortie rien que pour vous 😀  » Je regarde rapidement le message sans vraiment le lire et je vois direct le mot « annulé » mais aussi « le-smiley-qui-se-marre » de fin: panique à bord enclenché en une fraction de seconde! « Christelle, lis-tout, il ne peut pas y avoir ces deux éléments dans la même phrase si c’est vraiment annulé »! Vraie lecture: Okkkkk, oufffff, tout va bien… Tant pis pour les conditions d’entrainement, on fera notre sortie quand-même.

A partir de ce moment, j’ai commencé à y croire vraiment, la météo prévoyait une belle journée… sans vent… C’est ainsi, c’est le jeu et un très bon exercice pour la fille qui veut toujours maîtriser l’immaîtrisable! Ayant d’ailleurs pour habitude de dire qu’il n’y a jamais de hasard dans la vie, que tout arrive pour une raison (bonne ou mauvaise, pour réfléchir, analyser, apprendre, guider, réorienter…) eh bien cette fois je crois que c’était pour me faire comprendre qu’il est impératif de lâcher prise sur les choses qu’il est clairement impossible de maîtriser et…. ACCEPTER lorsque ça ne se passe pas comme prévu sans se laisser envahir par cette émotion détestable qu’est la frustration! Message reçu, je crois que la voile est entrée dans ma vie pour ça, si je veux m’y mettre, il va falloir travailler quelques petites choses trop bien ancrées! 😉

Bon, je voulais faire court pour que ça soit lisible mais ça, je crois que je n’y arriverai jamais…

N’ayant pas très envie de rédiger un nouveau pavé difficile à lire, j’ai décidé de raconter ma journée en phrases type « je me souviens de…. ». C’est aussi pour cela que j’ai attendu quelques temps avant d’écrire la fin de cet article, je voulais laisser passer du temps, faire redescendre les émotions brutes, retrouver ma vie sans regarder la météo marine dix fois par jour, vivre à fond mes vacances… en fait, j’ai voulu laisser décanter tout ça pour n’en garder que les essentiels et prendre le temps de bien faire les choses. Vous allez voir les miens, vous allez bien vous marrer et les voileux vont par contre sacrément s’ennuyer! Je vous préviens, ça ne sera pas un récit « marin » et « voile », je pourrai placer plein de mots savants pour me la raconter un peu mais…ils n’auraient aucun contexte et je ne suis clairement pas assez calée (même si je m’améliore de jour en jour) alors je vais m’en passer! Ca sera juste un récit de « Christelle qui voit les choses avec sa sensibilité »…

Alors c’est parti! De ce vendredi 30 août, je me souviens de….

  • Je me souviens d’être arrivée à 9h00 à l’entrée du ponton, me poser pour faire une photo de mon amie Céline, voir Fabrice au loin et l’entendre dire « Christelle! Venez, venez!! ». Alors vite, vite, vite, on remballe tout, on court vers le bateau, rapidement on monte dessus, on file à l’avant retrouver Jochen (Boat Captain de l’équipe de Fabrice) et à peine le temps de dire ouf, on était déjà en train de quitter le port! En fait, c’était une journée avec de forts coefficients de marée, il fallait quitter le port viiiiite! Du coup, pour les photos du bateau depuis l’extérieur…. On repassera hein! ^^
  • Je me souviens m’être posée à admirer la sortie du port en me disant qu’à cet instant précis j’étais sur l’IMOCA de Fabrice Amedeo et que j’étais en train de réaliser ce rêve que j’avais tant attendu… L’océan était calme, le ciel était voilé mais les lumières du matin étaient douces et belles…
  • Je me souviens de l’arrêt du moteur à la sortie du port et du silence qui s’est invité sur le bateau à ce moment là… Magique!
  • Je me souviens que mes démons « anti-instant présent » sont revenus en flèche et m’ont fait regarder l’heure un peu trop fréquemment à mon goût, en me disant: « mais nooonnn, arrête-toi le temps, je ne veux pas que ça se termine, je veux rester indéfiniment ici! Ça va beaucoup, beaucoup, beaucoup trop vite » (Oui, je parle bien du temps hein… pas du bateau! ^^)
  • Je me souviens de la sensation de plénitude que j’ai ressenti lorsque j’étais assise sur le bateau, à regarder l’océan, la côte au loin, les autres bateaux, les voiliers qui s’approchaient de nous pour voir cette machine de plus près…
  • Je me souviens du moment où Fabrice m’a dit: « Bon Christelle, tu veux barrer un peu? » Mais oui! Bien-sûr que je veux! A la vitesse à laquelle nous naviguions, ce n’était clairement pas très périlleux! 😀 « Mets-toi là, comme ça, vise Houat et garde le cap » Ok! La tête dans la bulle, j’essayais de ne pas perdre « mon » île de vue et de bien faire! Selon les dires du skipper, il semblerait que ce n’était pas trop mal! Ouf! 😀
  • Je me souviens d’entendre Fabrice siffler du Joe Dassin une bonne partie de la matinée et me l’avoir mise en tête pour la journée.
  • Je me souviens d’une conversation sympa sur la confiance en soi, d’une autre sur la photo et d’une autre sur le fromage…Pensée émue pour le Saint-Nectaire et la tome de Brebis! (avec de la « cerise de griotte » évidemment! Oui j’ai bien écrit ce que j’ai dit… l’émotion me rend un peu bête, j’en perds mes mots…! ^^)
  • Je me souviens de Jochen qui m’a dit qu’il n’était pas photogénique…. ça m’a lancé un défit « inconscient »: lui montrer le contraire et lui faire quelques photos sympas!
  • Je me souviens avoir levé la tête à plusieurs reprises pour regarder la hauteur du mât et admirer ces gigantesques voiles… Ouhla, ça donne un peu le vertige (27m – ou 24m je ne sais plus, c’est haut quand-même!), j’ai cru que j’allais partir en arrière… heureusement que la mer était calme!
  • Je me souviens de quelques discussions sympas avec Jérémie (membre de l’équipe de Fabrice)
  • Je me souviens de la session « drône » et d’avoir essayer de comprendre comment ça fonctionnait…en vain.
  • Je me souviens avoir eu l’impression d’être complètement potiche et inutile lorsque Fabrice rangeait les voiles…(Ah si, on a participé à un truc!!! On a fermé les fermetures éclair de la housse de la grand-voile!! Ouhlalala Fou!)
  • Je me souviens avoir dit: « mais on avance plus là non? on irai plus vite à la nage… » et avoir compris dans la réponse qui m’a été faite que j’avais dit une grosse bêtise, que ce n’était qu’une impression et qu’on m’aurai vite semé à la nage! Oups!
  • Je me souviens avoir été très heureuse de partager cette journée avec mon amie Céline
  • Je me souviens du vent qui s’est un peu levé lorsque nous nous sommes rapprochés des côtes
  • Je me souviens avoir détesté l’entrée dans le port au retour… synonyme de fin… impossible! Nooooooonnnnnnn, j’veux pas! « Bon, je me répète mais merci encore infiniment Fabrice! »
  • Je me souviens avoir découvert un skipper/entrepreneur, dont le téléphone est un accessoire indispensable à son activité même si a ce moment là je ne me rendais pas encore vraiment compte de tout ce qui se cache derrière ces courses…la gestion, l’organisation, la préparation, l’anticipation pour les années à venir…
  • Je me souviens avoir goûté au « gîte artificiel » du bateau pour qu’on voit un peu ce que ça donne…(pas grand chose malheureusement!)

Et pour finir….

  • Je me souviens avoir regretté de ne pas avoir posé plus de questions à Fabrice sur ses aventures au large et sur la technique du bateau et de la voile… On avait déjà survolé tout ça lors de ma première visite fin juillet mais j’aurai aimer détailler un peu plus… Seulement quand tu n’es pas une spécialiste et que tu as peur de dire des bêtises et de prendre trop de place, tu as tendance à te taire et t’effacer un peu… Je préfère parler fromage, je m’y connais plus, je me sens moins cruche! Quoi que… 😀
  • Je me souviens surtout avoir réalisé un RÊVE inoubliable qui restera à jamais gravé dans ma mémoire. Bien-sûr, je regrette vraiment qu’il n’y ai pas eu de vent, j’aurai aimé être un peu secouée, me prendre des seaux de flotte salée, voir ce que l’on ressent quand ça bouge un peu, que ça craque et que ça file. J’aurai surement pu constater que le mal de mer me poursuit un peu et j’aurai surement légèrement paniqué (intérieurement)… mais c’est aussi dans ces moments là que je me sens vivante! L’encéphalogramme plat… c’est bien pour se reposer de temps en temps mais pas trop souvent quand-même! J’étais là pour vibrer! J’ai vibré, émotionnellement, de part la réalisation de ce rêve mais j’aurai aimé que le vent couplé à l’océan jouent avec certaines de mes angoisses pour m’y confronter en pleine confiance (bateau, skipper…) et savoir si je suis capable de me lancer dans l’apprentissage de la voile… L’avenir me le dira! C’est un budget, c’est du temps, c’est un autre monde aussi je pense… ça reste malgré tout un objectif assez présent pour le moment et j’ai tendance à être un peu tenace… A suivre! L’eau restera de toutes façons mon élément favori même si par deux fois elle m’a laissé de très mauvais souvenirs…

Vous êtes encore là? Bravooooo! Ça vous dit qu’on regarde les photos?! Exercice nouveau….le résultat n’est pas à la hauteur de ce que je voulais retranscrire mais ce sont des beaux souvenirs malgré tout.

Avant cela, je tiens à remercier une dernière fois Fabrice pour son accueil, son accessibilité et la promesse qu’il a tenu pour ne pas me décevoir malgré les difficultés de réalisation de cette journée,  merci également à Jochen et Jérémie pour leur accueil, leur présence et leur gentillesse et forcément, merci à la société Adova (Simmons) pour le concours sans lequel je n’aurai pu jamais vivre cette journée!

Conclusion: La légende des trèfles à quatre feuilles existe vraiment! Ne lâchez jamais vos rêves…. ils ne demandent qu’à voir le jour!

Maintenant il me tarde de le suivre en duo avec Eric Peron sur la Transat Jacques Vabre en octobre prochain! Et je compte sur vous pour les encourager avec moi! 🙂

Navigation Fabrice Amedeo Aout 2019 ©Christelle Hachet Photographie-2Navigation Fabrice Amedeo Aout 2019 ©Christelle Hachet Photographie-3Navigation Fabrice Amedeo Aout 2019 ©Christelle Hachet Photographie-10Navigation Fabrice Amedeo Aout 2019 ©Christelle Hachet Photographie-15Navigation Fabrice Amedeo Aout 2019 ©Christelle Hachet Photographie-18Navigation Fabrice Amedeo Aout 2019 ©Christelle Hachet Photographie-20Navigation Fabrice Amedeo Aout 2019 ©Christelle Hachet Photographie-27Navigation Fabrice Amedeo Aout 2019 ©Christelle Hachet Photographie-29Navigation Fabrice Amedeo Aout 2019 ©Christelle Hachet Photographie-35Navigation Fabrice Amedeo Aout 2019 ©Christelle Hachet Photographie-41Navigation Fabrice Amedeo Aout 2019 ©Christelle Hachet Photographie-42Navigation Fabrice Amedeo Aout 2019 ©Christelle Hachet Photographie-43Navigation Fabrice Amedeo Aout 2019 ©Christelle Hachet Photographie-46Navigation Fabrice Amedeo Aout 2019 ©Christelle Hachet Photographie-47Navigation Fabrice Amedeo Aout 2019 ©Christelle Hachet Photographie-48Navigation Fabrice Amedeo Aout 2019 ©Christelle Hachet Photographie-51Navigation Fabrice Amedeo Aout 2019 ©Christelle Hachet Photographie-58Navigation Fabrice Amedeo Aout 2019 ©Christelle Hachet Photographie-64Navigation Fabrice Amedeo Aout 2019 ©Christelle Hachet Photographie-65Navigation Fabrice Amedeo Aout 2019 ©Christelle Hachet Photographie-66Navigation Fabrice Amedeo Aout 2019 ©Christelle Hachet Photographie-75Navigation Fabrice Amedeo Aout 2019 ©Christelle Hachet Photographie-72Navigation Fabrice Amedeo Aout 2019 ©Christelle Hachet Photographie-81Navigation Fabrice Amedeo Aout 2019 ©Christelle Hachet Photographie-82Navigation Fabrice Amedeo Aout 2019 ©Christelle Hachet Photographie-87Navigation Fabrice Amedeo Aout 2019 ©Christelle Hachet Photographie-92Navigation Fabrice Amedeo Aout 2019 ©Christelle Hachet Photographie-93Navigation Fabrice Amedeo Aout 2019 ©Christelle Hachet Photographie-98Navigation Fabrice Amedeo Aout 2019 ©Christelle Hachet Photographie-109Navigation Fabrice Amedeo Aout 2019 ©Christelle Hachet Photographie-111Navigation Fabrice Amedeo Aout 2019 ©Christelle Hachet Photographie-112Navigation Fabrice Amedeo Aout 2019 ©Christelle Hachet Photographie-115Navigation Fabrice Amedeo Aout 2019 ©Christelle Hachet Photographie-114Navigation Fabrice Amedeo Aout 2019 ©Christelle Hachet Photographie-117Navigation Fabrice Amedeo Aout 2019 ©Christelle Hachet Photographie-116Navigation Fabrice Amedeo Aout 2019 ©Christelle Hachet Photographie-120Navigation Fabrice Amedeo Aout 2019 ©Christelle Hachet Photographie-132Navigation Fabrice Amedeo Aout 2019 ©Christelle Hachet Photographie-133Navigation Fabrice Amedeo Aout 2019 ©Christelle Hachet Photographie-140Navigation Fabrice Amedeo Aout 2019 ©Christelle Hachet Photographie-143Navigation Fabrice Amedeo Aout 2019 ©Christelle Hachet Photographie-146Navigation Fabrice Amedeo Aout 2019 ©Christelle Hachet Photographie-153Navigation Fabrice Amedeo Aout 2019 ©Christelle Hachet Photographie-159Navigation Fabrice Amedeo Aout 2019 ©Christelle Hachet Photographie-166Navigation Fabrice Amedeo Aout 2019 ©Christelle Hachet Photographie-171Navigation Fabrice Amedeo Aout 2019 ©Christelle Hachet Photographie-176Navigation Fabrice Amedeo Aout 2019 ©Christelle Hachet Photographie-179Navigation Fabrice Amedeo Aout 2019 ©Christelle Hachet Photographie-185Navigation Fabrice Amedeo Aout 2019 ©Christelle Hachet Photographie-196Navigation Fabrice Amedeo Aout 2019 ©Christelle Hachet Photographie-202Navigation Fabrice Amedeo Aout 2019 ©Christelle Hachet Photographie-220Navigation Fabrice Amedeo Aout 2019 ©Christelle Hachet Photographie-228Navigation Fabrice Amedeo Aout 2019 ©Christelle Hachet Photographie-223Navigation Fabrice Amedeo Aout 2019 ©Christelle Hachet Photographie-231Navigation Fabrice Amedeo Aout 2019 ©Christelle Hachet Photographie-234Navigation Fabrice Amedeo Aout 2019 ©Christelle Hachet Photographie-236Navigation Fabrice Amedeo Aout 2019 ©Christelle Hachet Photographie-235Navigation Fabrice Amedeo Aout 2019 ©Christelle Hachet Photographie-237

Et pour finir, les p’tits selfies « qui-vont-bien » et la publication sur Instragram des photos au drone prises par Fabrice (l’imoca à pleine vitesse dans la tourmente ^^):

Commentaires

comments

No Comments
Post a Comment